...VOSSTANIE...

...VOSSTANIE...
En ce moment diffusion du son du 1er Août 2017 : Qu'est-ce que l'Autonomie Ouvrière ?

jeudi 28 mai 2015

Le Féminisme illustré ou Le Complexe de Diane. 1974 (Editions Blast & Meor)

Les éditions Blast & Meor viennent enfin de publier leur première brochure :

Du Féminisme illustré.

44 pages A4 de belle tenue, avec de jolies gravures sur bois en illustration ce qui ne gâche rien, au contraire.

La première partie est constituée de l’article « Le Féminisme illustré ou Le Complexe de Diane» paru dans le journal Le Fléau social en 1974. Il est suivi d’un long entretien avec Constance Chatterley (qui signe l’article), réalisé en janvier 2015 à Paris.

éditions Blast & Meor



En savoir plus

dimanche 17 mai 2015

Point de vue image de classe (11)

Il ne manque jamais une occasion dans la vie de s'emmerder. Ça commence dès le matin très tôt en plus. Déjà faut se lever, c'est pénible et toujours obligatoire. Pour aller au petit coin. Le pire c'est que ça ne fait que continuer. Dans les transports, ça pourrait être plutôt cool mais pas moyen d'ouvrir un livre. Serrés comme des poulets dans un poids lourd en transit, les sacs trop gros des touristes des passagers speed, vous demandent implicitement et brutalement de vous repositionner toutes les deux minutes et ça donne pas vraiment envie de se farcir le dernier traité de sociologie critique à la mode ou même l'éternel mauvais polar bâclé.

Après une heure à ce rythme assez soutenu on se dit ça va se calmer, rien qu'en pensant au petit café qu'on pourra peut-être siroter rapidos avant le début du taf. C'est là qu'on se dit que c'était qu'un moyen pour simplement motiver une arrivée dans un lieu qu'on a jamais choisi et qui n'a pour fin que de payer les factures et un tas de conneries inutiles, imposées pour le semblant de socialisation de la fin de semaine.

Le problème quand on s'emmerde c'est que ça dure longtemps, surtout quand on maîtrise pas la durée. Souvent ça s'éternise quand même huit heures ! et je ne compte pas le temps du transport. La journée c'est pareil, on parle à des gens qui nous emmerdent qu'on voudrait éviter, zapper, des fois butter, rien que pour que ça s'arrête. Bon pas vraiment pour qu'ils crèvent pour de vrai quoi, rien que pour qu'ils ferment leurs gueules, quelques instants. Ça vous arrive surtout quand votre collègue de boulot vous balance qu'il est venu bosser gratos un jour férié, la ya franchement rien à dire, enfin si peut-être aller boire ce fameux café lyophilisé. C'est jamais une source de satisfaction de constater que d'autres s'emmerdent plus que vous !

Et puis ça continue l'après midi cette horreur, ça semble sans fin. C'est pas une sinécure de s'emmerder jusqu'à tard. Des fois on fait semblant de bosser, c'est encore plus fatiguant et on s'emmerde encore plus. Une spirale je vous raconte pas. Se faire chier dans la contrainte rien de pire, surtout quand on vient vous rappeler presque toutes les heures qu'on est assigné à ce poste voir même qu'on s'emmerde pour rien tant vous ne servez à rien. C'est limite si on est là et vous «tolère» pour vous aider, du social qu'ils disent.

Bien sûr cela n'a rien à voir, quand on "s'ennuie excessivement" dans une queue interminable, à un guichet "d'aide", à la poste, dans une salle d'attente de médecin, où il vous faut attendre trois heures pour pouvoir demander un certificat qui vous permettra de justifier d'une absence à ce fameux boulot lieu suprême de... l'emmerdement.

Il m'arrive aussi de m'emmerder devant la télévision, surtout après dîner quand j'ai envie de regarder les infos. Mais ça va très vite, au bout de cinq minutes je constate presto que c'est les trucs qui tournent en boucle sur google actus et à la radio. Autant dire que là je vais pas me flageller cinq minutes de plus pour voir un politique ou une émission de promo pour la dernière savonnette culturelle.

S'emmerder c'est surtout un truc qu'on subit ou que les autres nous font subir en fait. Rien à voir avec « ne rien faire » ou c'est moi qui le décide. Il y a un art de la glande, dans les parcs, les cafés, à la plage ou chez soi. Des fois marcher, sans parler, en regardant autour de soi la musique dans les oreilles, se poser sur un banc le soleil sur sa peau c'est ce que j'ai envie de faire quand je suis au turbin j'ai envie de me casser...

Quand mon pote est venu me voir l'autre soir et qu'il m'a dit qu'il voulait aller à la fête de la CNT je lui ai demandé laquelle ? Tu sais celle des Vignoles ! C'est là, et plutôt las que j'ai constaté que j'étais plus à la page. Faut dire ça  m'emmerde tellement ces histoires autant ne pas y consacrer trop de temps, ce temps déjà si précieux. Mais quand il m'a dit qu'il y avait Fréderic Lordon le mec qui pige au Monde Diplo, un social-démocrate plutôt assez anti Anar en plus et qui veux réguler le capitalisme avec ses potes du Front de Gauche et des « citoyennistes », qui a joué l'un des prophètes de l'effondrement du système financier pendant des mois pour mieux vendre ses bouquins faussement érudits mais vraiment chiants (comme sa pièce de théâtre) et plutôt vides intellectuellement, qui au final nous propose simplement une nouvelle politique de ré-industrialisation de la france avec un protectionnisme et, comble de son anti-capitalisme, de taxer le capitalisme financier, je me suis dit mon coco il reste que la bière pour te motiver. Je suis plutôt « volontaire » qui disent à mon boulot et rien à voir avec le baratin de La Boetié ok ? j'ai pas le choix.

Mais là, quand mon meilleur poto me dit, et c'est un bon argument, qu'on va pas manquer de rigoler un bon coup en allant écouter un gars qui propose un « salariat » équitable et généralisé (1) pour tous ! chez des anarcho-syndicalistes ? qui plus est, je me suis dis non non, les occases sont vraiment vraiment trop nombreuses pour aller me faire chier un jour supplémentaire et férié en plus ! J'aime pas trop le cirque ça m'emmerde.


(1) Bernard Friot.

vendredi 15 mai 2015

Lire la Révolution Allemande 1918-1923 de Chris HARMAN ?

Oui bien sûr pour les faits, les dates, le déroulement des événements, leurs ampleurs et aussi parce que les ouvrages de synthèse sur la période et en langue française sont plutôt rares ou épuisés voir trop mal diffusés.(1)

Néanmoins la problématique de Harman est celle d'un bolchevik (trostkiste*). L'absence de Parti, de "meneurs", de révolutionnaires "décidés", les trahisons des "chefs", voila toute la panoplie des justifications déployée comme entre autres causes de l'échec. Au delà de la bureaucratisation des organisations, du poids des structures, de la guerre et du contexte national et international qu'il explicite clairement.

L'émancipation des travailleurs doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes nous répète très justement et systématiquement Harman mais le dirigeant trotskiste qu'il a été, tente aussi de justifier dans cet ouvrage son propre rôle de bureaucrate et de trouver un lien théorico-pratique entre son statut et les "masses" de prolétaires qu'il faut finalement "diriger" "encadrer" et "radicaliser" et qui doivent paradoxalement faire les choses seuls ! Il y a donc dans ce livre un bel exemple de double langage presque typique de la rhétorique des enfants du prophète. Le prix fort lourd à payer de ce "eux-mêmes" est-il l'échec comme apprentissage ? Quel poids/importance pour la "conscience " et les idées philosophico-politiques ? Que dicte la nécessité de la lutte à ceux qui veulent s'organiser ? et que doivent t-il faire au regard de ce qu'ils pensent et doivent faire ? Peut-être faut-il d'abord simplement cesser de penser les interrogations en terme d'extériorité et d'avant-garde ou de sur-stratégiser la centralité de l'organisation des "révolutionnaires" qui ouvre aussi la porte au réformisme à l'opportunisme, et finalement à beaucoup de désillusions. L'organisation de la "pureté" et la fétichisation des "chefs" ou des "masses" n'a jamais donné que de la "trahison" mais aussi son corollaire c'est à dire la fabrication d'icônes et des totems propres à l'esprit religieux.(2)

De l'ouvrage de Harman il se dégage toute de même une énergie qui nous pousse et dont le moteur est la patience et l'acuité qu'il nous faut inlassablement susciter. Car l'essentiel dans ce combat titanesque c'est aussi de durer, de ne pas abdiquer mais surtout pour ne jamais s'installer. Qu'il faille tirer des leçons de l'Histoire (ce cauchemar) c'est une évidence mais peut-être faut-il aussi s'intéresser au fait que finalement nous n'en tirons peut-être pas les justes conséquences...


Editions La Fabrique 2015. Préface de Sebastian Budgen Traduit de l'anglais par Jean-Marie Guerlin.  (En anglais The Lost Revolution: Germany 1918-1923) - Le livre en téléchargement gratuit en français au format PDF sur marxist.org.

Chris Harman est décédé en 2009 - Voir sa biographie  en début d'ouvrage et son positionnement dans le mouvement trotskiste anglais ses rapports avec Tony Cliff etc... 

(1) L'ouvrage de Pierre Broué (trotskiste) Révolution en Allemagne aux éditions de Minuit (épuisé) celui de Gilbert Badia (stalinien) chez Aden mais aussi celui de Denis Authier et Jean Barrot: La gauche communiste en Allemagne chez Payot (Coll. Critique de la politique) (épuisé) Que l'on pourra compléter par l'ouvrage d'Herman Gorter, Réponse à Lénine, Lettre ouverte au camarade Lénine, (1920). La révolution fut une belle aventure de Paul Mattick éditions L'Echappée 2013. - Ni parlement, ni syndicats : Les conseils ouvriers ! Les communistes de gauche dans la révolution allemande (1918-1922) éditions Les nuits rouges.  André et Dori Prudhommeaux Spartacus et la Commune de Berlin 1918-1919 éditions Spartacus et bien sur l'oeuvre de Rosa Luxemburg. Erich Mühsam, La société contre l'État, suivi de La République des conseils de Bavière éd. La Digitale. HISTOIRE DU MOUVEMENT DES CONSEILS OUVRIERS EN ALLEMAGNE 1919-1935 de H.CANNE-MEIER (1938) - Voir aussi le film de  Margarethe von Trotta : Rosa Luxemburg -  Alle Macht den Räten ! Tout le pouvoir aux Conseils ! Récits, exhortations et réflexions des acteurs des révolutions d’Allemagne (1918-21) 

(2) Source des cultes des personnalités, des "héros", des embaumements et finalement de l'enterrement de pensée la critique.


 

dimanche 3 mai 2015

Emission de La Web Radio Vosstanie du 2/05/2015 - Le MEXIQUE

Emission de Radio Vosstanie 
sur le MEXIQUE 

 Du 2 Mai 2015 

En rediffusion toute la journée.


Avec Pierre.

Radio Vosstanie !

Emission Animée par Travail Contre Capital  & Vosstanie





Introduction.

Humour : un peu de philologie "marxiste".
(Spéciale dédicace au pom-pom boy de la critique de la dissociation du fil à couper le beurre )
Pour une analyse plus détaillée

*

THEMES développés

Présentation générale.
Economie et Conditions de vie.
Grandes problématiques que connait le pays.
Luttes sociales.
Mouvement révolutionnaire.
Du Zapatisme à la critique du Néo-Zapatisme.



291 minutes

+ du son.

Paquita la del Barrio

Lila Downs

Un corrido des Tigres

Un titre d'un chanteur célèbre, qui était aussi narco...très sentimental dans les chansons qui ne sont pas à la gloire des Capos

Un classique de la chanson sociale

Son typique du barrio des années 70-80, avec le début de l'influence cumbia...

Comme le Mexique a été pionnier du punk...

Un classique punk, qui évoque la jeunesse pauvre des années 90

Ce qui s'ecoute aujourd'hui...une variante de la Cumbia, difficile à danser, très connoté barrio / classes dangereuses

L'hymne de Oaxaca 2006

Un morceau de rap