...VOSSTANIE...

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lundi 28 juin 2010

Ce n'est pas que les choses imposent aux hommes leur mode d'être de choses

"Ce n'est pas que les choses imposent aux hommes leur mode d'être de choses, mais, au contraire, que leur mode d'être de choses, que leurs propres rapports interpersonnels et sociaux viennent aux hommes depuis les choses" [suite à partir du 2eme paragraphe ci-dessous ou vers ce lien ]

mardi 22 juin 2010

« Les paroles s’envolent, les écrits restent… » (Le programme économique et social de l’extrême-droite dans le texte)

Dans la mesure où la crise économique entraîne une radicalisation des deux côtés de la barrière de classe, elle a au moins ceci de positif qu’elle contribue à révéler le rôle de l’extrême-droite en tant que force politique au service de la domination. Ainsi, le 6 mai 2010,  en Grèce, les députés d’extrême-droite de l’Alerte Populaire Orthodoxe  (ou LAOS) ont voté conjointement avec leurs homologues sociaux-démocrates un « plan de rigueur » – véritable déclaration de guerre aux travailleurs du pays… Et c’est tout naturellement que des militants d’extrême-droite se sont rangés du côté des forces de l’ordre (bourgeois) pour tenter de faire face à la colère populaire… C’est bien connu, « quand on ne fait pas partie de la solution, on fait partie du problème » : du côté d’Athènes, l’extrême-droite ne peut plus guère cacher qu’elle « fait partie du problème ». 
            
 En revanche, en France – où les antagonismes de classes ne s’expriment pas (encore) avec la même acuité – le FN, le MPF et autres amicales de consanguins tentent encore de persuader le prolétariat que l’extrême-droite « fait partie de la solution ». Pour ce faire, ils ont souvent recours à la méthode éprouvée du double discours. D’un côté, une partie de la propagande (surtout celle destinée à la masse des exploités, par le biais de la télévision, de la radio, des grands quotidiens, des affiches, tracts ou autocollants) des fafs  comporte – outre les habituelles éructations xénophobes – des dénonciations appuyées du « mondialisme ultra-libéral », de la « mondialisation sauvage », etc. De l’autre, lorsqu’ils s’adressent avant tout aux initiés et/ou à leur électorat traditionnel – patrons, commerçants, artisans, professions libérales[1]… –, les fafs n’ont pas besoin de s’encombrer avec une rhétorique à tonalité sociale voire carrément socialiste… L’extrême-droite révèle alors sans fausse pudeur quels sont ses véritables objectifs économiques et sociaux[2] !